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Santé

Coronavirus COVID-19 : Mesures pour les personnes en situation de handicap

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, des mesures ont été prises pour protéger les personnes en situation de handicap. En effet elles sont considérées comme les plus fragiles. 

Suite au passage en stade 3 de l’épidémie, l’ensemble de la solidarité nationale privilégie un maintien préférentiel au domicile et l’organisation sans délai de la continuité de l’accompagnement.

Par ailleurs, en cas de doute dès l’apparition des premiers symptômes, les services de soins, de ville, d’urgence et hospitaliers, se mobilisent continuellement pour prendre en charge les personnes en situation de handicap. 

Une sensibilisation des Centres 15 est même engagée pour repérer et tenir compte de la fragilité particulière des personnes polyhandicapées dans ce contexte épidémique.

 

Voyons maintenant ensemble quelles sont ces mesures 👇

Accompagnement du maintien au domicile

L’intensité de la circulation du coronavirus sur le territoire national est de plus en plus intense. Aujourd’hui le principe général est le suivant : favoriser le maintien à leur domicile des personnes en situation de handicap. Comme les personnes âgées, les diabétiques, ou encore les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire, elles peuvent rapidement se retrouver  exposées à des complications de santé. Cette mesure concerne donc les personnes en situation de handicap :

  • vivant au domicile de leurs proches aidants (enfants et adultes).
  • Domiciliées dans une structure d’hébergement médico-sociale.
  • Habitant un domicile personnel ou un habitat partagé.

 

a) Organisation du maintien au domicile des enfants et adultes accueillis en externats

Les établissements et services médico-sociaux ont organisé sans délai et au plus tard pour le 16 mars un service minimum d’appui aux familles.

Une attention particulière est prêtée à l’accompagnement des situations complexes ne pouvant être maintenues au domicile, dont en particulier celui des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Pour apporter une réponse à ces situations complexes, les internats enfants et adultes à temps complet sont maintenus en fonctionnement.

b) Renforcement des mesures barrière dans les structures médico-sociales

  • Les sorties collectives sont suspendues jusqu’à nouvel ordre ; les sorties individuelles sont supprimées, sauf celles strictement nécessaires avec avis médical.
  • Les visites au sein des structures sont interdites sauf autorisation exceptionnelle.

c) Soutien des personnes handicapées vivant seules à domicile

  • Mobilisation des solutions d’accueil temporaire dans les territoires afin d’accompagner les personnes ne pouvant rester à domicile.

Soutien des parents accompagnant un proche à domicile

Les parents qui sont amenés à garder leur enfant handicapé à domicile, du fait de la fermeture de la structure médico-sociale d’accueil, bénéficieront d’une prise en charge prioritaire par la Sécurité Sociale des indemnités journalières. L’indemnité est calculée avec les règles habituelles de l’Assurance Maladie (50 % du salaire journalier de base).

Dans ce contexte, la prise en charge de l’arrêt de travail se fait exceptionnellement sans jour de carence et sans examen des conditions d’ouverture de droit. L’arrêt peut être délivré pour une durée pouvant aller jusqu’à 21 jours. 

Au-delà de cette durée, la déclaration devra être renouvelée autant que de besoin.

Il est possible de fractionner l’arrêt ou de le partager entre les parents sur la durée de fermeture de l’établissement. Un seul parent à la fois peut se voir délivrer un arrêt de travail.

Le gouvernement a également mis en place la plate-forme Grandir ensemble  pour permettre aux parents d’enfants en situation de handicap, travaillant ou non dans le secteur du soin, du sanitaire et du médico-social, d’obtenir une garde temporaire pour souffler un peu, faire leurs courses… ou encore échanger en visio avec d’autres parents dans la même situation.

Les parents ont accès à cette plateforme en appelant le 0 805 035 800 (du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h , numéro d’appel gratuit).

Mesures concernant les travailleurs en ESAT

Des mesures de vigilance renforcée sont mises en œuvre pour accompagner les travailleurs en ESAT. Du fait de leur handicap ils présentent des risques de complication de santé associées pouvant les rendre plus vulnérables face à l’épidémie. Par conséquent, Les ESAT doivent dès à présent organiser la réduction de leurs activités au strict minimum et mettre en place la fermeture de tous les lieux de restauration ouverts au public. Cette réduction doit également concerner les mises à disposition et les unités de travail « hors les murs » (n’ayant pas d’activité de production dans ses murs, et qui cherche donc toutes les activités de travail à l’extérieur, dans des entreprises ordinaires, des associations, et des collectivités locales) tout en tenant compte des spécificités de cette activité professionnelle.

Des mesures d’accompagnement économique seront également mises en œuvre. D’ores et déjà, il est rappelé les mesures mobilisables immédiatement : délais de paiement des échéances sociales et fiscales, remise d’impôt et rééchelonnement des crédits bancaires.

Pour amplifier l’efficacité des réponses auprès des personnes en situation de handicap, les professionnels d’ESAT sont appelés à venir renforcer les capacités d’accompagnement des personnes en situation de handicap maintenues à domicile.

Mise en place de modes de garde pour les enfants des professionnels médico-sociaux

Les professionnels médico-sociaux sont soutenus au vu de l’importance de leur mission. Ils comptent parmi les personnels prioritaires pour la mobilisation de systèmes de gardes d’enfants organisés par l’Education nationale et ses partenaires. 

Depuis le 16 mars 2020, un service de garde pour les enfants des professionnels « indispensables à la gestion de la crise sanitaire » a donc été déployé dans chaque territoire. Les parents concernés peuvent ainsi confier leurs enfants aux professeurs des écoles, des collèges et des lycées, réquisitionnés pour l’occasion. Les soignants ne sont pas les seuls à pouvoir en bénéficier…

Ce dispositif s’adresse à tous les personnels des établissements de santé et des structures sociales et médico-sociales, travaillant en EHPA (établissement d’hébergement pour personnes âgées), EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou encore au sein de centres pour personnes handicapées, lits d’accueil médicalisés (LAM) et lits halte soins santé (LHSS), nouveaux centres d’hébergement pour sans-abri malades du coronavirus et établissements d’accueil du jeune enfant qui sont maintenus ouverts. Ceux qui pratiquent des services d’aide à domicile, ainsi que les professionnels de santé libéraux (médecins, sages-femmes, infirmières, ambulanciers, pharmaciens et biologistes) sont également concernés. Idem pour les personnels de crèche chargés d’accueillir en urgence les enfants des soignants et les services de l’Etat chargés de la gestion de l’épidémie au ministère des Solidarités et de la Santé, en Agences régionales de santé (ARS) et dans les préfectures. 

Enfin, les CAF se mobilisent elles aussi et mettent en place des mesures pour faciliter l’accueil de ces enfants, à commencer par la gratuité de leur accueil en crèche ou la prise en charge immédiate du coût de la garde via la Prestation de service unique (PSU).

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